56 et 100 km de la vallée de la Thur

Les 6 et 7 juillet le groupe de marcheurs a relevé un défi " hors du Commun"

Le vécu de chacun

Mon retour, mes réflexions :

Dans le contexte annoncé et décrit, que je préciserai ci-dessous, je me demande si je rêve, si vraiment c’est la réalité … tellement ces jours passés ont été hors du commun.

L’Annonce

Je reprends l’annonce :

« Une marche pas comme les autres ».

« Si vous vous sentez une âme de sportif, d’aventurier, de conquérant alors vous êtes capable de relever le défi du tour de la vallée ».

La section Marche Nordique Sportive envisage de réaliser un défi.

Il s’agit de faire le tour de la vallée de la Thur en empruntant les magnifiques sentiers des crêtes.

Cela représente +/- 100 km entre 1600 et 4000 m de dénivelé positif (selon distances) le tout en 24 heures.

Ce tour est qualifié d’impressionnant, d’énorme, voire d’impossible, il faut être vraiment téméraire pour se lancer.

Voilà les commentaires que l’on entend ici et là sur cette marche qui pourtant rassemble de plus en plus de monde attiré par ce défi.

La situation géographique.

La vallée de la Thur qui est la plus longue des Vosges est dominée par deux des principales chaînes vosgiennes.

Elle commence à Thann et se termine par trois fonds de vallée dont le passage vers la Lorraine se fait par trois cols, les cols de Bussang, d’Oderen et du Bramont.

Cette vallée était déjà utilisée comme route vers les Vosges par les Romains et du côté de Malmerspach et d’Urbès on trouve encore les vestiges d’une voie romaine qui porte les traces des roues des chariots de transport des marchandises

Le réel

Suite à la publication de l’annonce, de valeureux marcheurs du club s’inscrivent et veulent relever ce challenge.

Il y a eu des entraînements bien spécifiques et particulièrement le « tirage de pneus » Remerciements à Patrice pour son investissement à nous confectionner ces engins de torture.

Il y a eu aussi les sorties de vélo préparatrices du défi Lille /Hardelot

Des actions propices qui ont certainement contribué aux résultats : l’Ecosse pour Patrice, le Ventoux pour Joseph, le GR 34 pour Colette, la Norvège pour moi et biens d’autres ….

Une prise de conscience que ce que nous allons réaliser comporte une grande part d’inconnu par le manque de dénivelé dans ce plat pays

Oser prendre le départ de ces 100 km ou 56 km, il faut certainement avoir un grain de folie pour répondre oui.

Sylviane m’a impressionné, suivi de Laurent et Rose-Noëlle voulant tous 3 s’aligner sur les 56 km et 1200 m de dénivelé positif.

Et encore, c’est incroyable de voir Joseph, Colette la doyenne, Patrice, Thierry, Denis s’inscrire sur ces 100 bornes avec 4200 m de dénivelé positif.

Tous ces mois de préparation physique font que nous partons tous confiants mais avec une appréhension d’affronter les Vosges et ses « douces » pentes …. Non ! Des chemins impressionnants qui confirme l’attraction terrestre.

Le voyage

Vendredi à 8h00

En voulant privilégier le côté convivial, économique et sécuritaire nous nous sommes rendus à Saint Amarin en mini bus loué chez notre partenaire Not-Car.

Samedi matin

Denis et Marie-Hélène étant déjà en villégiature dans la région nous ont rejoignent. Laurent quant à lui a fait le déplacement en voiture.

L’hébergement

A notre arrivée, nous prenons place dans le chalet. Tous afférés à la mise en place pour les repas et les couchages

Des séances photos, visites du village et de bons moments de rigolades font que cet fin d’apres midi passe très vite et qu’il nous faut déjà rejoindre le logement.

Encore et encore de moments bien sympathiques autour de la table pour le repas du soir prolongé par la fin des sérieux préparatifs de nos équipements pour le lendemain.

Mon récit

SAMEDI

Sans réveil, ni coq la petite troupe se lève, déjeune, est prête à partir mais sans oublier les séances obligatoires !! de photos et des poses parfois insolites.

7h30 nous nous nous rendons au village en minibus puis encore des photos souvenirs.

Le groupe s’étoffe avec l’arrivée de Denis, Marie-Hélène et Laurent.

Nous allons au bureau des inscriptions afin de retirer nos documents et cadeau souvenir : Un très beau tour de cou du tour de la vallée de la Thur aux couleurs du club vosgien.

Je ressens une montée en pression au vu de tous ces marcheurs arrivant sur la place du village.

Voilà on y est ! Restant très confiant malgré le doute s’installe sur la possibilité physique de réaliser entièrement cette marche.

Cors Vosgiens et cloches donnent le départ à 10h00 précise

Une tape dans le dos aux copains quelques petits bisous d’encouragements aux copines nous nous engageons à la file indienne sur le chemin forestier, montagneux et très escarpé.

Que dire, ça monte ? Oui et tout le temps pendant 3h30 pour le premier dénivelé.

Interminable, le souffle court pour atteindre la clairière de la cime puis quelques hectomètres de plat pour redescendre et remonter.

Les Vosges ! Vive les Vosges !

De belles rencontres tout au long du cheminement de la journée mais aussi bien des difficultés sous la chaleur.

Denis et Thierry sont devant. Ce n’est pas si simple de les rejoindre sur ces chemins étroits. Nous apprenons que Thierry est fortement en peine par les gros pourcentages des pentes et sa respiration manquante sous une température approchant les 30° Plusieurs arrêts sont nécessaires pour atteindre ce pic de 1250 m. Denis l’encourage et l’accompagne.

Quant à notre groupe composé de Joseph, Colette, Patrice et moi avançons mais pas sans mal.

Une petite erreur de trace GPS survient. Patrice rebrousse chemin de quelques centaines de mètres tandis que le reste du groupe rejoint la trace en coupant par un autre chemin. Quelques mètres mais nous voilà sans Patrice.

Au premier ravito nous avons eu une belle surprise en revoyant notre compère revenir à son rythme mais bien marqué par cette furieuse et longue montée.

Puis, après un bon ravitaillement, nous reprenons nos allures respectives. Patrice doit gérer ce coup de chaud.

Cailloux, genoux ne font pas très bon ménage. Soleil de plomb mais par chance le parcours est bien ombragé en sous-bois.

Notre avancée se poursuit sans encombre avec l’ingrédient principal qui est le mental très positif.

Nous voulons le finir, ce tour, nous irons jusqu’au bout mais j’entends Joseph me dire que les descentes lui sont insupportables. Ses genoux accusent les impacts répétés.

15 puis 20 km, les dizaines s’enchaînent au fil de la journée pour arriver au deuxieme ravitaillement.

Marie Hélène est là pour nous soutenir, nous encourager et ….

Les douleurs confirment l’arrêt contraint de Joseph à ce poste

Gros coup dur moralement de devoir repartir un compagnon en moins ….

A la découverte de Laurent assis sur un banc il récupère plus ou moins de sa chute et ne repartira pas ….

Patrice n’est pas arrivé quand nous repartons de ce ravito. Comment va-t-il ? A-t-il repris des forces ? Est-ce que le coup de chaud est passé ?

Un grand blanc au redémarrage, nous voilà qu’a deux : Colette et moi …

Bon ! On s’encourage mutuellement et d’un pas vif, nous nous reconcentrons sur la continuité de cette folle aventure

Des moments de dialogues avec d’autres marcheurs des encouragements verbaux, des petites tapes sur l’épaules au passage de marcheurs reprenant le souffle, courbé les mains posées sur leurs genoux.

Des fous-rires, des histoires, un homme blanc qui coupe du bois etc…

Tous ces moments font que très vite nous arrivons pratiquement au soleil couchant.

Mais avant qu’il se couche nous avons eu une très grosse frayeur que je dois raconter ;

Grace à un petit boîtier et en complément du balisage nous pouvons nous localiser et nous diriger quand tout va bien sauf que là ! sans explication la trace du GPS a eu un beug ou anomalie.

Sur le chemin en suivant donc la trace nous avions été confrontés à un arrêt brutal du chemin : cul de sac !

Pour des raisons qui nous paressaient évidentes, et afin de rectifier et de rejoindre le chemin, mon GPS m’indiquais 30 m à droite. Cette information est confirmée par un autre GPS d’un marcheur de notre groupe.

Ni une ni deux nous partons vers la droite sauf que c’est très pentu avec un sol vraiment instable.

Nous avons mis une bonne heure pour gravir, escalader, cette grosse pente avec des risques qui auraient pu avoir de graves conséquences

Sain et sauf, le groupe s’en est sorti avec quelques blessures superficielles et un surcroît de fatigue qui pourrait avoir des répercussions sur nos ambitions.

Reprise des esprits et nous reprenons le chemin avec détermination.

Cet incident nous a retardé et arrivons à la ferme-auberge pour le repas du soir à 23h30

Il faut écrire ce que j’ai vécu et ressenti en arrivant quand même bien fatigué déjà à cette ferme-auberge :

Dans la grand salle, bondée de randonneurs bien éprouvés sont attablés en train de se restaurer, Au centre figure une grande table où tous des Jaristes sont assis.

Quel accueil ! quel soutien ! l’un voulant me soulager de mon sac, l’autre apportant le plateau repas et encore un bon geste d’aller chercher un bon coca frais bu en express tellement la soif m’habitait. Même scène se déroule pour de Colette.

Une équipe formidable F O R M I D A B L E

Que fut aussi ma surprise de voir Patrice dont je n’avais pas de nouvelle de sa marche. Ma premiere pensée était qu’il nous avait doublé lors de notre erreur de parcours qui en une heure se retrouvait devant nous.

Non son arrêt définitif était au 2ème ravito.

Le regroupement au village et retour à ferme-auberge en minibus est une bonne idée. Cette action a favorisé fortement la volonté de continuer mais avec une pincée du constat des arrêts contraints des copains et copines.

Le GPS nous a bien aidé. Sylviane et Rose-Noëlle ont eu raison de ne pas continuer seules de nuit. Sage décision. Bien des randonneurs sont encore dans la montagne … Sans rire il y a eu des perdus retrouvés (lol)

DIMANCHE

En quittant la ferme nous empruntons une petite portion plate puis j’ai cru me retrouver en Corse.

Le chemin ? Non la montagne … des cailloux des pierres, des rochers à escalader. Des marches d’escalier pour pas de géants à descendre, des trous des bosses, des méandres, virages gauche droite en pagaille, des branches gênantes sur notre passage, autres picots, orties ou herbes hautes par endroit.

Pas moyen de se mettre en mode repos. Il faut rester très attentifs à chaque pas et tout cela en compagnie d’essaims d’insectes nocturnes attirés par nos éclairages frontaux et pectoraux.

Denis aussi est avec nous depuis la reprise après le repas. Son objectif étant d’aller jusque qu’aux km 80. C’est-à-dire le petit déjeuner à Thann.

À la levée du jour, Betty est bien marquée par la fatigue et un grand doute s’installe à pouvoir terminer cette expédition infernale

Nous avons eu encore quelques ratés de trace GPS et avons aussi essuyé un bel orage en pleine traversée de foret. Nous nous sommes mis des dizaines fois à la fenêtre pour la photo …

Betty qui, comme nous, se demande ce qu’elle fait là. Nous l’avions rencontrée auparavant et s’est jointe à nous pour affronter la nuit d’un noir bien profond.

A grands renforts d’encouragements et arguments Betty reprend peu à peu des forces et de la confiance.

Un deal est passé entre nous : ON TERMINE

Les montées et les descentes se succèdent avec de plus en plus de douleurs plantaires mais sans aucune écorchure mentale.

En marchant et se rapprochant de plus en plus pres de Thann nous constatons que les 80 sont à notre portée. Les cloches de la collégiale Saint Thibaut sonnent à pleine volée. Quel accueil encore une fois !! Non c’est la sortie de la grand’messe.

Un dernier virage, nous foulons les premiers mètres d’asphalte de la rue du village et, devant nous, le groupe d’aventuriers jaristes nous ouvre la voie jusqu’au bol de bon café chaud, accompagné de pain beurre et autres mets qui seront vite engloutis afin de refaire les réserves.

Comme au repas du soir, nous n’avons rien à faire. Une demande d’un deuxieme café celui-ci nous est amené instantanément par Joseph ou Sylviane, Thierry.

Groggy par la nuit blanche passée en forêt, les kilomètres, les obstacles de chaque instant nous reprenons nos esprits petit à petit

Encouragements au redémarrage des Jaristes, de l’époux et des amis de Betty nous accompagnent jusqu’au sortie de la ville.

A peine dépassé la dernière maison du village que la grosse hostilité finale débute.

Nous mesurons l’ampleur du reste à accomplir : 3 heures de montée ininterrompue jusque 1250 m et la descente finale du même dénivelé.

Interminable, le soleil est à son zénith il fait très chaud. Plusieurs arrêts sont indispensables. Le dernier en haut, sur un rocher tellurique qui, dit-on, nous transforme. Restant concentrés nous entamons tout schuss la descente.

Tres fortes douleurs aux pieds ; l’impression de transporter des lames de rasoir sans emballage en contrebande dans les chaussettes Aie … Aie … Aie … Ouille … Ouille … Ouille … Ouille !!!

Tout en slalomant quelques délires de joie de constater que nous irons au bout nous nous enfonçons sous les bois et commençons à entendre les bruits de la ville et la musique qui nous avait accompagné à notre départ, la veille.

C’est bientôt la fin du calvaire. Mes pieds crient au feu ! C’est inhumain ! ….

A l’orée du bois devant nous le pont. Nous enjambons la Thur.

Les jaristes nous accueillent et nous accompagnent jusqu’à la salle et le pointage final.

Colette entre la premiere dans la salle se trouvant au premier étage du bâtiment

Des applaudissements extraordinaires et la grosse cloche teinte à toute volée

Je ne sais pas tout décrire mon ressenti : des larmes de joie sont visibles. Le palpitant est à son max

HOUAAAA !!!

Et ce n’est pas tout ! Je souffle, je respire, je reprends mes esprits puis …

Betty entre à son tour dans la salle … Cloche, applaudissements …

Grandes embrassades de congratulations et de relâchement …. Encore quelques larmes …

Bravo Betty tu es exceptionnelle ! Je suis très honoré de t’avoir rencontré sur le chemin

D’autant plus que la vie ne t’a pas épargné.

C’est un moment, un vécu qui restera gravé dans ma mémoire.

La conclusion

Félicitations à tous les Jaristes d’avoir osé s’inscrire et vouloir relever ce sacré défi

L’objectif a été atteint. Il restera pour certains un sentiment manquant mais je garderai en mémoire les grandes valeurs humaines que j’ai pu toucher tout au long de ces 4 jours passés ensemble.

Vous êtes formidables !

Bravo en particulier à Colette. Tu es exceptionnelle !!!

Immense respect à Betty « la Championne de la Vallée de la Thur 2019 »

On se dit à bientôt pour d’autres aventures

Remerciements

Merci Sylviane. Tu n’as plus rien à prouver ADMIRATION

Merci Rose-Noëlle. Tu sais ce que veut dire AVENTURE

Merci Patrice. Ta façon de voir les choses et de foncer. On PNEU le refaire ?

Merci Joseph. Toujours disponible et très dévoué. Le COMPTE est bon !

Merci Colette. C’est grâce à toi que je marche comme ça HEIN ! bisous

Merci Thierry. Une cohésion par la Marche LONGUE DISTANCE ; Toi qui es à la naissance de ce truc de fou.

Merci Laurent de ton moral mis a toutes épreuves et gardant toujours la banane

Merci Denis pour les bons moments passés ensemble durant la nuit.

Merci Marie-Hélène pour ton aide spontanée, tes encouragements lors des ravitos

Jogging Aventure Roncquoise un club qui vit pleins d’aventures avec un grand A.

La preuve est encore faite que le mot AVENTURE est bien le mot central du JAR

Vive les JARENTURIERS

LUNDI

Retour, un repas, au midi, sur une aire de l’autoroute avec quelques anecdotes et délires

Nous sommes de retour à Roncq en fin d’apres midi

Où nous nous séparons en se disant à une autre fois C’est obligatoire

Jean-Pierre

.../...

UN WEEK END « HORS DU COMMUN »

Eh oui ! Je peux dire que j’ai vécu un Week End hors du commun, où les mots « joie de vivre – courage – amitié -dépassement de soi – solidarité » ne sont pas de vains mots.

98 km avec 4227 m de dénivelé + et 4227 m de dénivelé - pour certains

56 km et 1200 m de dénivelé + et 1200 de dénivelé - pour d’autres…

Un défi un peu fou… que je ne croyais pas pouvoir réaliser jusqu’au bout.

Mentalement, nous étions tous prêts à y arriver, mais le corps a ses limites, et se manifeste de différentes façons, obligeant quelques participants « la mort dans l’âme » à déclarer forfait

Nous nous sommes retrouvés à deux, Jean-Pierre et moi, et nous nous encouragions mutuellement.

Par la suite, nous avons retrouvé Denis, puis Betty qui marchait seule et souhaitait être accompagnée

Les montées et les descentes incessantes sur des chemins de montagne rocailleux ont vraiment été très éprouvantes, mais que de beaux paysages !

J’ai parfois cru que je n’allais pas pouvoir continuer, car le genou gauche manifestait son mécontentement…mais à ma grande surprise, après quelques heures d’efforts, je ne ressentais plus rien.

Les endorphines avaient agi …. Un MIRACLE !

Ce que je retiendrai surtout, c’est la bienveillance de tous les jaristes à notre égard, lors des arrivées aux divers ravitaillements... Vivant seule, je n’ai pas l’habitude que l’on s’occupe de moi, et là, J’étais servie comme une princesse par une équipe FORMIDABLE qui, malgré la déception de n’avoir pu concrétiser leur défi, se mettait en quatre pour notre bien-être !

L’apogée… c’est bien sûr notre arrivée... Tous présents pour nous accueillir et nous accompagner dans la grande salle où retentissent les applaudissements et tintement de cloche. J’ai même droit à un « Joyeux anniversaire »

Joseph a eu la délicatesse d’informer les organisateurs de mon prochain anniversaire.

Que d’émotions ! je n’arrive pas à réaliser, je suis comme sur un nuage !!!

Puis c’est l’arrivée de Betty, qui a marché avec nous une bonne partie du chemin, mais que nous avions quitté dans la dernière descente. Elle ne pensait pas aller jusqu’au bout, mais elle a réussi grâce à notre compagnie… Que d’émotions !!

Son compagnon devance Joseph et m’offre un gobelet à l’effigie du Club Vosgien, tout heureux que Betty ait pu réaliser son défi.

Photos souvenirs ... Échanges de numéros de portable, nous nous retrouverons certainement. Nous avons déjà plein de projets en tête.

Ce beau Week end se termine dans la joie et la bonne humeur.

Avec le recul je réalise combien j’ai de la chance de pouvoir m’associer à cette

« SACRÉE EQUIPE »

Merci à tous ... C’est vous qui me donnez la « pêche »

A quand la prochaine Aventure ?

Colette

.../...

Avant l’épreuve, je me posais une question : Pourquoi, sur les 900 inscrits, sur les 3 distances, y avait-il si peu de participants d’autres région que l’Est ?

On l’a compris ce samedi 6 juillet quand 6 sur 9 d’entre nous ont du abandonner pour raisons physiques.

La chaleur, la longueur de plusieurs montées (entre 30’ et 3 h) avec du 7 à 20 % de dénivelé moyen, et les douleurs dans les descentes, nous ont prouvé que nous n’étions pas tous prêts pour relever ce défi physique.

On suppose que pour les autochtones, les sorties et la balade du week-end sont agrémentées de plusieurs centaines de mètres de dénivelé quand ce dernier chez nous se mesure en mètres. Aux repas, on les voyait frais, souriants et intègres physiquement, pour la plupart.

Le doyen de 78 ans a bouclé son 35ème tour de 98 km en 20h30. C’est tout dire !

Seuls chez nous, Colette et Jean Pierre qui avaient suivi une préparation à vélo depuis 6 mois pour faire Lille-Hardelot (plus la Norvège pour Jean Pierre et le GR 34 pour Colette), avaient les jambes et le souffle nécessaires pour réaliser cet exploit. Pour Colette, la doyenne de l’épreuve (on pense), les adjectifs manquent pour qualifier son exploit. Pareil pour Jean Pierre.

Nous sommes partis à 6 sur le 98 km.

Patrice n’a pas supporté la chaleur et a dû arrêter au 28ème, après les montée et descente les plus pentues du parcours (en 30’, 370 m de dénivelé+ sur 1,9 km, soit une pente moyenne de 20%). Des crampes aux cuisses et mollets m’ont également contraint à l’abandon au même endroit.

Thierry a tenu jusqu’au 60ème mais n’avait plus de souffle pour les montées. Denis, lui, aurait pu terminer ; mais à attendre ses compagnons de route, il a dû s’arrêter au 80ème km après 24h de marche, au petit dej de 10h00, pour avoir le temps de rentrer chez lui et reprendre le boulot le lendemain matin (Eh oui, y’en a qui bossent). A ce stade, il restait, pour Colette et Jean Pierre, 18 km avec 830 m de dénivelé positif en 10,5 km (8%), suivi de 765 m de dénivelé négatif.

Sur le parcours de 56 km, Laurent blessé au genou a dû arrêter après 19 km. Rose Noëlle et Sylviane ont tenu 38 km, mais ont dû aussi abandonner : les douleurs aux pieds de Rose Noëlle l’ont empêché de terminer, et Sylviane, qui était la moins expérimentée de nous tous, a été jusqu’au bout de ses capacités.

Bref, malgré la performance que nous avons tous conscience d’avoir réalisée, petite frustration de n’avoir pu aller jusqu’au bout, mais aucun regret sur nos décisions d’abandon.

On est tous content d’avoir fait de notre mieux, et surtout d’avoir passé un excellent séjour dans ces Vosges que l’on ne verra désormais plus de la même façon. On retiendra l’amitié, la fraternité dans l’effort, la qualité des gens rencontrés sur le parcours, l’admiration des capacités des gens du pays et de nos 2 héros du week-end : non seulement ils ont bravé l’orage dans la nuit (avec Denis), mais ils ont aussi dominé leurs douleurs physiques et autres ampoules, comme nous avons pu le constater après leur arrivée.

On peut les féliciter, et se féliciter d’avoir relevé ce défi en réalisant quelque chose de remarquable.

Bravo et merci à tous pour cette aventure inoubliable.

Joseph

…/….

Putain de chaleur…

Le moral est là !

Le physique est pas mal, je parle de la condition physique…

C’est une belle épreuve qui nous attend, le cadre est beau, l’équipe est belle, l’envie de le faire est présente. Saint Amarin, village perdu dans sa vallée avec son cours d’eau "La Thur », quel beau nom pour une rivière, mais ça n’annonce pas ce que nous allons devoir affronter au coup de pistolet du départ. On a bien vu les schémas, les courbes, les chiffres et surtout le pourcentage d’abandons… Départ dans la fraîcheur toute relative d’un ciel nuageux qui devait soit disant amorcer un orage... Au commencement il y avait une route plate, petit bout de chemin que nous avons fait avec une équipe d’aveugle et leurs accompagnants puis sans crier gare, l’équipe s’est éclatée entre les 98 et le 56 km après le pont chevauchant la Thur, et après 20 mètre de plat, un petit chemin pentu comme un escalier de meunier et puis se fut ça tout le temps, soit en montée soit en descente. Arrivé à la fin de la première montée, le temps a changé, beau soleil et ambiance lourde, pour ma part, c’est à partir de là que la machine a peiné à ne plus pouvoir suivre l’équipe.

Regroupage au 1er point d’eau, une pinte de limonade au citron, sel, barre de pâte de fruit, pause et on repart avec le moral bas mais quand même avec le moral. La suite n’est que répétition de montées et de descentes dans le même état de coup de chaud.

Un pas après l’autre, des pauses pour récupérer des marcheurs qui aident et qui vous attendent, qui vous donnent des boosters et c’est le 2ème point d’eau, grosse pause, pinte de limonade et reprise…C’est un recommencement de ce que j’ai vécu à Vannes, sur la marche nordique de l’Ultra Marin, coup de chaud sévère.

Le serre-file arrive, en position de hors délai, le ravito remballe. On prend la route en voiture.

On quitte l’aventure…

Là c’est marche en zig zag, mal de crane, envie de vomir et pire je vois des choses anormales…Je ne regrette pas. J’ai essayé moralement, physiquement mais pas prévu le coup de chaud. Je finis avec douleur la dernière montée, la descente passe mieux et le gars qui m’a donné un booster est encore là pour m’accompagner. Je rejoins le 1er pointage ou je retrouve Joseph à qui je propose mon GPS satellite de suivi de trace, mais il m’annonce aussi son abandon. Je le rassure je lui dis que je vais faire de même. Je pointe et vais rejoindre Laurent qui fait les 56 km qui à également arrêté et Marie-Hélène qui nous suit de ravito en ravito.

Dans 2 ans je reviens…

I will be back

Patrice

.../...

Mon pied droit était jaloux de mon pied gauche,

Quand l'un avançait l’autre voulait le dépasser !!

Et moi motivée je marchais dans la Vallée de la Thur.

Beaucoup de montées et de descentes et peu de plat mais,

Des paysages magnifiques à perte de vue,

Telle une carte postale. Une belle équipe motivée et une bonne ambiance,

Ont fait mon bonheur ce week-end Rose Noëlle

…/…

Vallée de la Thur 2019 – 98 km avec 4228 m de D+

Ma vision des choses.

Oui, je n’ai pas réussi mon objectif de terminer ces 98 km

(Malgré tant d’autres réussites sur des distances plus longues).

Mais pourquoi ?

- Est-ce une mauvaise préparation de ma part ?

- Est-ce une mauvaise décision au mauvais moment ?

- Est-ce la peur de m’engager dans les chemins sans balisages et dans la nuit ?

- Est-ce que je suis trop lourd pour gravir les pentes à 23% sur des portions de 3 km régulièrement répétées ?

- Est-ce la chaleur (32°) qui m’a très vite déshydraté, ce qui a entraîné des crampes ?

- Est-ce la peur de marcher dans la nuit avec l’orage prévu ?

Je ne saurai jamais, peut être le tout cumulé.

Par contre ce que je suis sûr.

- C’est que j’ai passé 4 journées formidables entouré d’amis.

- Que ce séjour a renforcé la cohésion de l’équipe.

- Que les regards déçus de ceux qui n’ont pas pu terminer, mais également de Colette et Jean Pierre qui auraient tant aimé que tout le groupe réussisse son objectif et finisse à leurs côtés, se mettront à pétiller de nouveau lors de la présentation d’un nouveau défi.

- D’avoir fait de très belles rencontres pleines de valeurs humaines et d’entraides.

- D’avoir découvert une superbe région qui donne envie d’y revenir très vite.

- D’avoir envie de continuer à m’entraîner et persévérer pour ne pas revivre ce moment de déception.

Et enfin, je suis sûr de vouloir repartir en groupe très vite pour de très belles aventures.

Thierry

.../...

Merci.

Un grand bravo à Jean Pierre et Colette qui ont bouclé la totalité du Tour.

Pour ma part, j’ai arrêté avant la dernière grosse montée, 16 km avant l’arrivée, mais surtout 1800 m de dénivelé total (6 heures quand même pour monter puis redescendre de l’autre côté).

Il était déjà midi et Il me fallait encore rendre mon logement et faire la route sur Lille pour être au boulot ce matin dans un état à peu près correct...

Sinon c’est une belle expérience pour un marcheur : Jamais de plat. Ou ça monte, ou ça descend, tout le temps.

Pour l’organisation c’est un peu spécial : Il n’y a pas de fléchage temporaire mis en place. Sois-tu marches au GPS, soit tu te débrouilles avec la feuille de route remise au départ et les marques des chemins. La nuit il faut bien ouvrir les yeux pour ne pas louper une marque.

Côté météo, on a eu un bel orage vers 2h00 mais ça a été, on était à couvert à ce moment-là.

Sinon, j’ai bien aimé quand même ! Les paysages sont magnifiques et,

Ça reste quand même un sacré défi.

Denis

.../...

Bravo à tous.

Bravo à Colette et Jean-Pierre qui ont pu terminer. C'est un exploit.

Bravo aux autres qui se sont lancés dans ce défi.

Le temps était très lourd au départ et orageux la nuit.

A 70 km plus au nord nous avons marché la veille 15 km, c'est vrai qu'il y a de sacrées marches et des chemins bien accidentés avec de beaux dénivelés.

J'avais mal aux genoux !

Toutes nos félicitations

Même si vous n'avez pas terminé car il fallait oser.

Bon rétablissement.

Amicalement

Serge

Les chiffres et graphismes

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Roncq, FRANCE

mise à jour le15/02/2020