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Les 100 km de Fosses-La-Ville-13/05/23

Les 100 km de Fosses-La-Ville où Les Nouvelles Aventures de « Keskonébien »

Vendredi 12 mai, il est presque 21 heures, un drone survole une foule de 300 personnes agglutinées au Centre Sportif de Sart-Saint-Laurent (Fosses-la-Ville). L’obscurité va bientôt tomber et nous essayons d’entendre le discours prononcé par les officiels, quelques instants avant le départ : impossible. Le brouhaha domine ! Parmi ces 300 personnes, 13 marcheurs du groupe « keskonébien » (8 hommes et 5 femmes) impatients de s’élancer. Pour une très large majorité, c’est une découverte des 100 km, 3 seulement pratiquent les 100 bornes voire plus, aussi un stress bien légitime se mélange avec l’envie d’y aller car nous sommes prêts ! L’envie, le mental, le physique sont au garde à vous.

Et enfin, à l’heure dite, une cohorte de marcheurs s’élance d’un pas qui me semble bien rapide pour un début. Un ruban multicolore se répand dans la campagne environnante. Nous n’avons pas les mêmes objectifs, les plus aguerris s’éloignent déjà, pourtant nous ne trainons pas. Notre groupe se fractionne rapidement, trois devant que nous retrouverons…à l’arrivée, demain samedi 13 mai, en fin d’après-midi ! Un groupe solidaire de 10, qui resteront plus ou moins proche à vue l’un de l’autre et qui se retrouveront aux ravitaillements pour repartir ensemble.

100 km, 13 contrôles/ravitaillements pour 1720 m.de D+, routes, rues, chemins, sentiers pédestres, de randonnées, un peu de nationales. Tout cela SANS la pluie, une de nos craintes. Les conditions météorologiques des précédents jours ont toutefois bien détrempé les chemins. Je ne vais pas faire l’analyse exhaustive de l’intégralité du parcours, qui pourrait être lassant. La découverte de Namur, dans le silence de la nuit (une heure du matin)et ses lumières qui nous mèneront au ravitaillement C3, 24ème km, à la Brasserie Houppe et la dégustation de la bière du même nom. Chaque point de contrôle est affecté à une restauration spécifique : Soupe-tartine au C5, 37ème km ; les Galettes au C6 (qui ne peuvent pas rivaliser avec les galettes de Jacques !) ; enfin, nous attendons l’omelette- lardons car nous serons alors C8, du km 59 ! A cet endroit, nous pouvons récupérer notre deuxième sac pour un éventuel changement d’habits, massage des pieds à la crème apaisante, car les perfides ampoules ont tendance à illuminer les pieds de certain(e)s…C’est aussi l’occasion de louer la parfaite maitrise de l’équipe organisatrice, tout est minutieusement réglé et même l’imprévu semble avoir été pressenti. Merci à eux !

Les kilomètres s’enchaînent avec des moments bien pénibles. Les sentiers sont gorgés d’eau et rendent le cheminement périlleux. Le risque de chute est bien présent sur des montées usantes, les descentes hasardeuses avec les pierres traitresses car glissantes. Quelques glissades qui marqueront les vêtements mais pas les chairs. Le choix de bâtons de randonnée pour certains a été judicieux. A chaque contrôle nous regardons avec plus d’attention la distance parcourue et restant à couvrir. Le jour a bravé la nuit grâce au soleil, l’occasion de découvrir des paysages qui s’éveillent à nos regards et de prendre quelques photos. Paradoxalement, la nuit semble être passée plus vite que la journée. Est-ce la fatigue qui nous fait paraitre plus long les kilomètres ? Les jambes deviennent raides, les pieds endoloris et il faut un mental énorme pour certain(e)s de braver les douleurs déjà présentes au départ. C’est le moment où il faut s’encourager mutuellement avec notre cri de guerre : « qu’est-ce qu’on est bien « ; d’ailleurs les oiseaux se mettent à chanter pour nous encourager. Nous retrouvons Maredret, ravitaillement C10 et notre deuxième sac si nécessaire. Deux de nos compagnons dorment la tête affalée sur la table (photo) il reste « seulement » 25 km…

L’impression trompeuse d’avoir presque fini, les 3/4 soit ! Mais le dernier quart est pénible. Le soleil est bien agréable avec ses 20 degrés. Nous passons en mode été dans l’habillement. Néanmoins, les pas deviennent hésitants, nos débuts sur cette distance semblent bien pénibles à ce moment. De longues lignes droites fastidieuses, une traversée de forêt bien pénible car le chemin est gorgé d’eau. Pardon aux arbres de les avoir un peu ignorés car l’attention était portée sur le choix le plus propice de poser le pied sans risque de se vautrer dans la boue ! J’irai me faire pardonner auprès de mon Saule tortueux chez moi, au retour, promis juré : un peu de sylvothérapie.

Je regarde ma montre, 19 heures déjà. Il me semble reconnaitre la salle de départ au loin, nous sommes au bout du parcours. Je reconnais notre camionnette, j’ai presque envie de l’embrasser ! C’est fini, nous nous regroupons pour entrer dans la salle sous les applaudissements et le tintement de la cloche que nous secouons avec force chacun à notre tour, immortalisé par des photos.

D’après Thierry, notre Grand Organisateur, sur ses déjà dix 100 km, c’est le plus pénible parcouru dû au dénivelé et la nature boueuse des chemins : une belle intronisation pour les néophytes que nous sommes.

L’auberge de Jeunesse de Namur nous attend, une bonne bière méritée, son hachis Parmentier et nos lits. Une courte nuit de sommeil -esprits ronfleurs dans la chambre – et demain le retour.


Compte-rendu d’Alain


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